• Papili, une entreprise différente

  • Papili, une entreprise différente

    « Acheter chez Papili, c’est vouloir acheter autre chose pour son enfant. Bien que les produits soient parfois un peu plus cher, il faut savoir que l’on achète responsable. C’est un investissement pour l’avenir, pour nos enfants et les enfants du sud. Ce n’est pas facile mais on ne peut pas dire que cela soit un opération commando. » Fondatrice de Papili, Lucile Bernadac dit s’être associé à de grandes enseignes pour toucher un plus large public mais surtout « pour avoir des audits sur le terrain et posséder cette légitimité. Pour agir sur le terrain, il faut le connaître. C’est pour quoi nous nous rendons régulièrement auprès de nos producteurs afin de comprendre leur besoins réels. »

    Une lutte « sportive »

    Un des projets actuel de Papili est de réglementer les filières de coton africaines. Une lutte établie sur plusieurs fronts : tout d’abord empêcher les différents lobby du marché des OGM à s’implanter dans la région de la ceinture verte africaine. Grâce à leur démarche, appuyée par les ONG travaillant dans le secteur, le gouvernement sénégalais a déclaré la région de « Zone verte, sans OGM » au début de l’année 2009. Une grande victoire après un combat « hautement sportif » selon Lucile. Un autre problème compliquait le commerce de « l’or blanc » en Afrique : il n’existait aucun statut concernant la graine de coton. La fleur et la graine de coton sont séparées après la vente. L’acheteur gardait la fleur pour le tissage et revendait la graine au paysan. « Les sociétés de transformations profitait ainsi des producteurs locaux, explique Lucile. Désormais, un contrat passé avec le Sénégal devrait résoudre ce problème. »

    Un commerce autonome

    Papili souhaite également permettre aux producteurs locaux de lancer un commerce autonome. Aujourd’hui, la transformation du coton ne s’effectue pas en Afrique. Bénéficier des compétences pour la confection entière du coton permettrait de relancer l’économie du coton. Les femmes pourraient alors intégrer la filière en participant à toutes les tâches de transformations : filature, tissage et confection. Pour y parvenir, Papili essaie de revenir à un mode de fabrication traditionnel qui permettrait de s’implanter sur le marché locale.

    Boutique en ligne Papili

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